Jeanne d'Arc à l'instar du Christ
Jeanne d'Arc conduite au supplice, 30 mars 1431, Isidore Patrois. Voir ici.
L'Histoire de France vue par les peintres, Dimitri Casali et Christophe Beyeler, Flammarion.
Avant-propos :
(...) Le succès des expositions (...) nous prouve la fascination qu'exerce aujourd'hui la peinture d'histoire. Jacques-Louis David, Eugène Delacroix, Horace Vernet, Paul Delaroche, Ernest Meissonier, Édouard Détaille... peintres néoclassiques, académiques, souvent appelés dédaigneusement « pompiers », tous ont su sublimer les grands événements et les grands personnages du passé en représentant leur vision de l'histoire de France (...)
Chacune de ces œuvres n'est pas une représentation objective du passé. Le choix des thèmes, le traitement des événements et des personnages, la mise en scène, la composition... Rien n'est neutre (...)
Je transcris ci-après une page du chapitre :
« 52 av. J.-C. - 1492. La genèse de la France »
1431. Procès de Jeanne d'Arc
En charrette pour le supplice
Le peintre a opté pour une longue frise de figurants, et disposée le long du chemin des personnages aimantés par la même personne, formant des lignes convergentes vers le même point de mire : Jeanne. En amont de la charrette, une femme de profil, coiffée d'un hennin altier, tend le bras vers la captive ; un homme, de trois quarts, la regarde, genou droit à terre ; presque à l'aplomb de la charrette, une femme vêtue d'un manteau jaune, la tête recouverte d'un voile blanc, agenouillée ─ telle une sainte femme tout droit sortie d'un primitif flamand du XVe siècle démarqué par le peintre Patrois épris de détails historiques ─, tend ses deux mains jointes vers celles de Jeanne, disposées selon le même axe mais séparées par les barreaux de bois de la charrette ; une fois la charrette passée, un enfant en haillon et un cul-de-jatte ─ inspiré d'un tableau de Brueghel ─ ont les yeux fixés sur la pucelle.
Jeanne, vêtue de blanc, est debout, la tête inclinée, offrant un profil parfait. Des soldats précèdent, escortent et suivent la charrette ─ c'est une ponctuation de lances dressées, de casques coniques et de casaques frappées de la croix rouge des Anglais ─ c'est le chemin de croix de Jeanne. Déjà la charrette a franchi l'enceinte fortifiée, elle porte Jeanne hors de la ville ─ à l'instar du Christ conduit hors de Jérusalem vers le Golgotha. Le ciel aux nuages lumineux au-dessus de Jeanne, s'obscurcit en un noir épais ─ le supplice sera bientôt consommé.
Jeanne d'Arc au Musée des Beaux-Arts de la ville de Rouen. Mes photos !
Jeanne d'Arc écoutant ses voix, Léon-François Bénouville. Voir ici.
Le sommeil de Jeanne d'Arc, George William Joy. Voir ici.
Jeanne d'Arc. Prisonnière des Anglais, elle est transférée après le combat, dans les prisons de Rouen, sous la garde su Comte de Ligny de Luxembourg, Claudius Jacquand. Voir ici.
Jeanne d'Arc prisonnière à Rouen, Pierre-Henri Révoil. Ver ici.
Jeanne d'Arc malade est interrogée dans sa prison par le cardinal de Winchester, Paul Delaroche. Voir ici.
Jeanne d'Arc sur le bûcher, Alexandre Évariste Fragonard. Voir ici.



%20elegida.jpg)
.jpg)
%20elegida.jpg)
%20elegida.jpg)
%20elegida.jpg)
%20elegida.jpg)
%20elegida.jpg)
%20elegida.jpg)
No hay comentarios:
Publicar un comentario